Myéline: chez tous les gnatostomes, et eux seuls. (idem système immunitaire adaptatif)
SN des vertébrés (comparaison poissons, oiseaux, mammifères, humains); des arthropodes; des mollusques (poulpes / escargots / moules);
http://www.nervenet.org/papers/NUMBER_REV_1988.html:
The total number of neurons in the central nervous system ranges from under 300 for small free-living metazoans such as rotifers and nematodes (e.g., Martini 1912), 30–100 million for the common octopus and small mammals such as shrews and mice (Young 1971, Campbell & Ryzen 1953, Williams 2000), to well over 200 billion for whales and elephants. Estimates for the human brain range between 10 billion and 1 trillion. The imprecision in these estimates is due almost entirely to uncertainty about the number of granule cells in the cerebellum, a problem that can be traced back to a study by Braitenberg & Atwood (1958). More recent work by Lange (1975) makes a reasonably accurate estimate possible: The average human brain (1350 gm) contains about 85 billion neurons. Of these, 12 to 15 billion are telencephalic neurons (Shariff 1953), 70 billion are cerebellar granule cells (Lange 1975), and fewer than 1 billion are brainstem and spinal neurons.
[A revision: In a beautiful quantitative analysis of human cortex using the optical disector, Pakkenberg and Gundersen (1997) have shown that the number of neocortical neurons ranges from 15 to 31 billion and averages about 21 billion. Other forebrain structures—primarily the hippocampal region, basal ganglia, and thalamus—are likely to contain an additional 5–8 billion neurons. Total neuron number in humans therefore probably averages 95–100 billion. What is perhaps more remarkable is the normal two-fold difference in neocortical neuron number among healthy adults of normal intelligence.]
Jacques Cerf, en défense du foie gras dans Le Devoir, http://www.ledevoir.com/2007/07/26/151456.html:
Je plains les végétariens qui se refusent ce plaisir et, sans essayer de les convaincre, je leur rappelle que c'est l'homme qui a créé la division entre les végétaux et les animaux, et qu'au niveau unicellulaire, la différence entre végétal et animal est peu visible. Parfois, je me demande quelle attitude ils doivent adopter par rapport aux plantes carnivores...
Animaux à étudier pour leur SNC: humains, mammifères, poissons, oiseaux (histoires du nidopallium (ex. neostriatum?) qui remplace le néocortex), poulpes, moules, arthropodes, méduses
Identité structurelle du cerveau de tous les mammifères (?)
Wikipedia sur les placozoaires (1 espèce):
Trichoplax lacks organs and most tissues, including nerve cells and a nervous system, although evidence suggests that they evolved from species with nerve cells.
http://www.vernonjohns.org/vernjohns/rnanimls.html
In the Proterozoic Aeon (1500-580 mya) all the major classifications of the animal kingdom emerged. This chapter discusses the major types of animals.
There are 33 phyla of animals. Animals arose from protoctists, but no one is sure which protoctists (Margulis and Schwartz 1988:173). This divergence began around 1500 million years ago with the development of proto-animals. Actual animals arose about 1100 million years ago, the oldest fossils dating back to 700 million years ago.
; sauf que cette classification, qui remonte au moins à Aristote, n'est plus considérée comme valable aujourd'hui. Par exemple, les champignons sont plus proches dans l'évolution des animaux que des plantes. Il n'empêche que la division animaux/végétaux reste très présente tant dans les raisonnements philosophiques, où elle recouvre plus ou moins la division sentient/non sentient, que dans la vie quotidienne. Un végétarien se définit couramment par le fait qu'il mange les végétaux, et non les animaux; qu'en est-il de cette définition, si la division du monde vivant en animaux et végétaux est caduque?
On entend parfois dire que les champignons (voire les algues...) sont «intermédiaires» entre les plantes et les animaux; ou encore, on reproche aux végétariens de manger les «petites bêtes» telles les bactéries ou les virus, alors que ces «petites bêtes», ou microbes, ne sont en réalité pas des animaux du tout (et n'ont d'ailleurs pour la plupart jamais été classées comme animaux).
Un jeune homme très sûr de lui, étudiant en biologie, m'a affirmé une fois que bien sûr que les plantes ont des nerfs; car sinon, comment feraient-elles pour tenir debout? Dans la réalité, les nerfs - c'est-à-dire le système nerveux, formé de neurones - n'existent que chez les animaux.
L'objet de cette page est d'apporter un peu de clarté parmi toute cette confusion. Je chercherai à rester simple, sans entrer dans les détails. Si on veut très simple, voici quatre points essentiels.
Remarques sur ces points:
Voici maintenant la version plus longue. Je vais faire un panorama d'ensemble du monde vivant, en commençant par les virus - bien que ceux-ci ne soient pas à proprement parler vivants.
Les virus sont les plus petites des «petites bêtes» - à ceci près que, loin d'être des animaux, les virus ne sont généralement même pas considérés comme vivants. En effet, un virus n'est pas une cellule, mais une simple capsule de matériel génétique, c'est-à-dire d'ADN (ou d'ARN, une variante d'ADN). Cette capsule est inerte tant qu'elle n'infecte pas une cellule vivante.
Les virus sont indiscutablement liés au monde vivant, par leur composition - le matériel génétique - et le fait qu'ils se reproduisent, ou plutôt sont reproduits, par l'action des cellules vivantes qu'ils infectent. Qu'on veuille ou non les considérer comme vivants (c'est surtout une question de définition), les virus ne sont ni des plantes ni des animaux. Ils n'ont bien sûr pas de système nerveux, ils ne ressentent rien et n'ont aucun «but dans la vie».
Cellules de pelure d'oignon.
Bactéries (salmonelles).
Dans le monde proprement vivant (donc en dehors des virus) règne une unité de base: la cellule. Un chat ou un fraisier sont des organismes pluricellulaires, assemblages d'un grand nombre de cellules; une bactérie ou une amibe est une cellule isolée. Chaque cellule est en général microscopique, d'une taille allant grosso modo d'un dixième de millimètre à un millième de millimètre. Un organisme pluricellulaire est généralement formé de différentes sortes de cellules; par exemple, les cellules de la peau, du foie, des muscles, etc. sont toutes différentes, spécialisées dans leur fonction. Les neurones, qui constituent le tissu nerveux, sont eux-mêmes des cellules; par conséquent, un organisme unicellulaire ne peut pas avoir de neurones, donc de système nerveux. (Tout au plus, il pourrait être un neurone - mais cela n'arrive jamais.)
Chaque cellule contient du matériel génétique, formé de molécules d'ADN. Dans un organisme pluricellulaire, chaque cellule contient le même matériel génétique, celui de l'organisme entier.
Les bactéries sont des organismes unicellulaires. Autre prétendues «petites bêtes»: les bactéries. Les bactéries ont traditionnellement été classées parmi les végétaux. Depuis les années 1950, il est devenu clair qu'elles constituent un groupe à part du reste du monde vivant, par le fait que les cellules bactériennes n'ont pas de noyau; elles ne sont donc plus considérées comme ayant un rapport particulier avec les végétaux.
Monde vivant:
Les bactéries et les archées sont des organismes unicellulaires, donc sans système nerveux. Pour cette raison, il est peu plausible qu'elles soient sentientes.
Il y a aussi des eucaryotes unicellulaires, et même une grande variété d'eucaryotes unicellulaires, assez dissemblables entre eux. C'est la catétorie des «protistes».
Les eucaryotes pluricellulaires représentent les trois grandes catégories d'organismes vivants visibles à l'œil nu. C'est ici qu'on retrouve nos deux grandes catégories végétaux / animaux, mais avec les champignons au milieu:
Les champignons, donc, ne sont plus considérés comme des plantes. Ils seraient en fait plus proches dans l'évolution des animaux que des plantes.
Ni les plantes, ni les champignons, ne possèdent de système nerveux.
Le groupe des éponges ne possède pas de système nerveux du tout. Les éponges forment un groupe à part des autres animaux, en ce qu'ils ne possèdent en fait pas de tissus différenciés.
Tous les autres animaux possèdent un système nerveux.
Les organismes unicellulaires, qu'on appelle souvent aussi «microbes», forment une catégorie hétéroclite:
Donc: aucune de ces «petites bêtes» n'est considérée comme un animal. Les personnes qui reprochent aux végétarien-ne-s de tuer quantité de «petites bêtes» chaque fois qu'elles nettoient par terre ne font qu'exhiber leur ignorance.
Au-delà des classifications, ce qui compte surtout est que ces organismes unicellulaires ne peuvent par définition avoir de système nerveux. On peut estimer qu'il y a très peu de chances pour qu'ils soient sentients.
Une différence classique entre les animaux et les végétaux est le fait que les premiers peuvent se mouvoir librement, alors que les seconds sont fixés au même endroit à vie. Ce fait n'est certainement pas sans rapport avec la sentience des animaux, et leur possession d'un système nerveux.
Description mécaniste, «classical functionalism» (Stuart Hameroff, ).