Qui je suis

Photo de David Olivier

Mail: meusieur@david.olivier.name (corriger l'orthographe de «meusieur»).

Ce site personnel est centré sur mes écrits en tant que militant et penseur.

Mes idées

Militant et penseur de quoi? Militant depuis les années 1970 déjà contre certaines oppressions inter-humaines - contre le racisme et le sexisme, pour faire court - mais surtout, depuis 1988 environ, contre cette oppression majeure qu'est celle qui frappe les animaux non humains.

Mais j'ai aussi développé, depuis plus longtemps encore, une vision du monde qui m'est assez particulière.

Je suis antispéciste. Je milite pour l'abolition de la viande.

Je suis utilitariste. Je ne crois pas en l'identité personnelle. Je crois au caractère objectif de la sentience.

Je ne crois pas que notre conception actuelle du monde physique - c'est-à-dire, du monde tout court - soit la bonne. Je crois que la physique a encore beaucoup à évoluer, en particulier pour pouvoir rendre compte de la sentience; voire, pour rendre compte de ce que cela veut dire, simplement, d'exister, y compris pour les objets non sentients comme les tables et les chaises.

Je suis athée, c'est-à-dire que je pense que toutes les religions qui postulent l'existence d'un dieu sont factuellement dans l'erreur. Je ne suis cependant militant de l'athéisme que dans la mesure, variable selon les religions et les attitudes, où j'estime les croyances en question nuisibles.

Je suis progressiste, ce qui veut dire que j'estime possible un progrès important de l'état du monde; mais je ne suis pas révolutionnaire, parce que je crois pas qu'un tel progrès puisse se faire en un «grand soir» qui amènerait à la «fin de l'Histoire». Cf. mon intervention «L'antispécisme est-il révolutionnaire?» aux Estivales de la question animale.

Ma biographie

Je suis né à Londres le 11 mars 1956, de père français et de mère états-unienne. J'ai vécu essentiellement à Londres jusqu'en 1967, où j'étais fan des Stones et regardais de haut les Beatles. J'ai vécu principalement en France par la suite.

Après un baccalauréat scientifique (1974), j'ai fait des études de physique dans le cadre de l'ex-ENS de Saint-Cloud (1976-1981) puis à l'université Lyon 1 (DEA de physique nucléaire et de physique des particules, 1988). Je travaille en tant qu'ingénieur informatique à l'université Lyon 3 puis Lyon 2 depuis 1983.

Je suis de «langues maternelles» anglaise et française; je parle couramment aussi l'italien et lis avec lenteur et application l'allemand.

J'ai très tôt été passionné de sciences. J'ai voulu refuser de manger les animaux quand j'avais environ huit ans, mais on m'a forcé; la question est restée centrale dans mes préoccupations pendant plusieurs années. Je pensais que plus tard, je lutterais pour que le monde cesse de manger les animaux (en me posant aussi le problème de la prédation). J'ai cependant fini par oublier tout ça à l'adolescence, âge conformiste.

J'ai fait une scolarité brillante en maths et en physique (moins en français...), obtenant en 1974 le 2e prix au Concours Général de physique (et un 1er accessit au Concours Général d'anglais). J'ai fait deux années de classes préparatoires au Lycée du Parc à Lyon (maths sup et maths spé), dont j'ai été éjecté parce que j'avais fondé le FLCP (Front de Libération des Classes Préparatoires, contestation sérieuse sous forme semi-canulardesque), mais à temps pour que je réussisse (1er) le concours d'entrée à l'ENS de St-Cloud, section Physique. Par la suite ça a été moins brillant, mais j'ai quand même fini par obtenir un DEA (= master 2, en novlangue) de physique des particules en 1988.

J'ai été plus ou moins anarchiste et écologiste à partir de l'adolescence; vers le milieu des années 1985 j'ai commencé à me libérer des dogmes qui fondent ces idées - en particulier, du dogme anarchiste central de l'individualisme et de l'égoïsme, et du dogme «de gauche» selon lequel la seule réalité est sociale, donc humaine - et me suis remis à penser aux non-humains, à leur souffrance, et au caractère injustifié de ce que nous leur faisons.

Suite à diverses rencontres, dont celle d'Yves Bonnardel, j'ai commencé à militer sur ce thème. Il en est sorti en 1989 la brochure Nous ne mangeons pas de viande pour ne pas tuer d'animaux.

J'ai fondé en 1991 la revue Les Cahiers antispécistes. J'ai aussi fondé en 2001 la Veggie Pride, et co-fondé en 2002 les Estivales de la question animale.

J'ai repris sérieusement depuis 2010 l'étude des mathématiques, parce que j'en suis arrivé à penser qu'elles ont à voir avec la structure de l'univers - idée banale - mais aussi que, puisque la sentience fait partie de l'univers, elles ont beaucoup à voir avec la nature de la sentience.

Famille

Je suis marié à Agnese Pignataro. J'ai une fille, Héloïse, née en 2009, et un fils, Emil, né en 2015. Je vis avec un chat - Kiwenn - et une chienne - Nina.

Asperger et moi

Pour tout dire, j'en suis un.

Commentaires

Je ne crois pas que la cause animale progressera significativement tant que les liens d'exploitation entre humains perdureront.

Le combat social et le combat pour les droits de animaux sont deux combats qui sont liés. Le sort réservé aux animaux est un indice de la violence de l'exploitation dans cette société.
Je ne suis pas très positif sur l'évolution favorable de ce combat car je vois que la violence faite au humain ne régresse pas du tout.
Je pense que passé le respect de règles strictes d'abattage dans les abattoirs pour limiter au maximum la souffrance animale, la suppression des corridas et autres spectacles cruels , sadiques et pervers du même acabit, il sera difficile d'aller plus loin avec la façon de penser de la plupart des gens de notre époque.
Quand je dis que je suis végétarien des gens que je connais s'imaginent que je suis entré dans une secte et que je suis sous l'emprise d'un gourou :).

PS:
C'est le réchauffement climatique qui verra sans doute la baisse de l'exploitation animale:
ne pouvant nourrir autant d'animaux, on ne les fera plus naître pour les exploiter et les massacrer.